Démenti à l’article de l’Express du mardi 26 août 2014

Non, ce ne sont pas les Manifs de 2013 qui ont généré de l’homophobie, mais la violence de leur récupération politique
organisée par MM Valls et Hollande.

A la suite à l’article de Caroline Politi intitulé « Frigide Barjot regrette l’homophobie engendrée par les manifs pour tous », déformant les propos que j’ai tenus sur France Info ce mardi 26 août et illustré par une déformante photo prouvant la volonté de manipuler aussi ma personne, je conteste totalement la teneur de ce titre et de la plus grande partie de ce papier. J’ai dit que c’était la violence du changement de la filiation humaine cachée dans la loi Taubira alliée à la violence de la manipulation du pouvoir de MM. Hollande et Valls, qui, en écartant les porte-parole initiaux et modérés du mouvement de 2013, font subir une violence à tous, personnes  homosexuelles et manifestants pro-union civile en premier.

J’en demande donc pardon à tous ceux qui subissent ces violences et dont je mesure la souffrance, la subissant moi-même de plein fouet.

Je condamne fermement  cette manipulation politico-médiatique et ai demandé un droit de réponse à l’auteur de l’article.

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Il est donc temps de rétablir les contre-vérités et d’analyser ici les faits tels que nous  subissons  leur manipulation depuis déjà deux ans. Vous pouvez retrouver la narration quasi exhaustive des événements de novembre 2011 à décembre 2013 dans mon livre paru le 14 mars 2014 aux éditions Salvator, « Qui suis-je pour juger ? Confessions d’une catho républicaine »

 

Un Mouvement citoyen pro-humain et homo-compatible historique,

Devant l’ampleur du mouvement de préservation de la filiation biologique « Tous nés d’un homme et d’une femme » que j’ai initié et conduit avec le soutien des associations de défense humaniste de la famille biologique (AFC, Familles de France, UFE, etc) et avec la logistique des réseaux traditionnels de l’Eglise défenseurs de la Vie (Fondation Lejeune et Alliance Vita), tous acquis de novembre 2012 au 23 avril 2013, (sauf Vita, soutien sans participation après la manif millionnaire du 13 janvier) à ma ligne d’ouverture des droits d’union aux couples  de même sexe,

cassé en deux par le duo Valls-Hollande,

dès le vote de la loi le 23 avril, le président de la République et son ministre de l’Intérieur, poussés par les féministes égalitaristes, les Lgbtistes libéraux, les écologistes mercantiles ont choisi de donner la main aux associations traditionnelles hostiles à la reconnaissance sociale du couple homosexuel, et ont informellement négocié la récupération politique du mouvement par les militants antiPACS catholiques traditionnels, (Fondation Lejeune et Alliance Vita), eux-mêmes sous l’influence des religieux traditionalistes, qui ne négocient pas la doxa religieuse avec la société civile.

et confié aux réseaux catholiques de pouvoir antiIVG et antiPacs.

Ceux-ci, pour ces motifs religieux qui leur appartiennent et qui relèvent de la liberté de conscience, mais qui devraient respecter la principe christique de laïcité, refusent toute réforme législative en union civile pour remplacer la loi de mariage créant une nouvelle filiation et ouvrant le principe de procréation marchande. Ils œuvrent à long terme pour tenter d’obtenir, par la seule contestation radicale, une suppression totale des droits d’union (Pacs compris) entre personnes homosexuelles. Compte tenu de l’évolution de notre société, cette action est vouée à l’échec, et prépare en fait un changement de régime autoritaire, qui ne trouvera d’autre résolution que dans celle du régime républicain à travers la violence sociale et civile. Entre temps, cette option définitive exacerbe les tensions et fait monter le parti contestataire du régime républicain inopérant, le FN. Comme c’est le plan de François Hollande justement,  qui n’en a pas d’autre pour se maintenir au pouvoir, il a encouragé cette vision radicale qui gonfle l’audience du  FN. Aidés par les medias et avec la bienveillance pro-activiste du pouvoir en place, les réseaux anti-Union Civile m’ont évincée en mai 2013, par la violence antiUnion Civile de militants proches de l’extrême-droite généreusement tolérés par le pouvoir en place dans les cortèges des 5 et 26 mai, de la tête médiatique et donc de la ligne politique proUnion civile pour une filiation restaurée, du mouvement des Consciences.

Le catholand désormais aux manettes

J’en ai eu encore la confirmation ce jeudi 28 août 2014 aux Universités d’Eté de l’OSP de Fréjus-Toulon, à la Sainte-Baume, consacrée à l’engagement des chrétiens en politique, et où j’étais en août 2012, l’invitée d’honneur. Cette année j’ai eu du mal à m’y inscrire en auditrice libre. Aucun des intervenants, tous influents des réseaux cathos, tout en prônant un discours public de justice et de paix civiles impeccable, ne soutient la réforme de la loi Taubira en union civile hors filiation. Ils prêchent en privé un bras de fer d’opposition de « dogme » dans l’opinion publique, jusqu’au vote FN (via la demande d’abrogation radicale de LMPT),  et au sein des partis hors FN  (PS (via Poissons Roses), UMP (via Sens Commun), UDI (via Nous Citoyens) et sans doute Modem, qui obèrent totalement le sujet), qui sous-entend de ne laisser aucun droit d’union aux couples homosexuels.

Cette position anti-union civile est, à juste titre en République laïque, perçue par la majorité des Français qui sont toujours favorables à l’union civile sans adoption, comme une violence faite aux couples homosexuels. La façon ourdie de la porter par les influents catholiques insinue une impression diffuse de discrimination à l’encontre des couples homosexuels dont on trace rapidement la source : les catholiques, tous traités alors d’intégristes. Il suffit ensuite aux medias de faire porter cela non pas aux officiels du catholand, protégés par l’Eglise institutionnelle, mais à l’ancienne égérie isolée, toujours perçue comme la tête médiatique du mouvement, et le tour est joué.  La responsable de l’homophobie, c’est ELLE, Frigide Barjot !

La violence initiale,  exacerbée par le pouvoir dans la récupération radicale,  doit être combattue en priorité

Face à l’intransigeance du pouvoir qui a fait voter la loi sans prendre en compte la légitimité du message premier sur le changement de filiation, cette nouvelle opposition hostile par conviction religieuse aux couples homosexuels, a exacerbé dans les deux camps, par une habile campagne médiatique et de terrain du pouvoir en place, des violences inadmissibles, des scandaleux gazages de familles en gardes à vue arbitraires, mais aussi, depuis l’opposition à la loi, jusqu’à des propos homophobes publics irresponsables, indirectement responsables d’ actes physiques et moraux intolérables.

C’est pour l’ensemble de ces violences que je  demande pardon à toux ceux qui les ont subies, comme je les ai subies moi-même en menaces de mort sur ma famille et  jusqu’à être expulsée de notre logement : ces violences sont souhaitées et prévues par le pouvoir lui-même pour « casser » le mouvement citoyen légitime et imposer coûte que coûte en terme de clivages sociaux, la réalité de la loi de changement de filiation.

Le vrai contenu de la loi Taubira

Car cette division radicale, mise en place par MM Valls et Hollande, permet de masquer habilement cette violence des violences première : le changement de l’engendrement humain en légalisant une filiation déconnectée des origines biologiques, qui ouvre à la proréation commercialisée et à la marchandisation non plus seulement du corps, mais de l’être humain tout entier.

Voilà le vrai contenu caché de la loi Taubira. Sa difficulté d’application actuelle en ce qui concerne l’adoption plénière des enfants en est la preuve éclatante.

Un nouveau gouvernement qui exacerbe encore les tensions et pousse l’opposition politique derrière les réseaux religieux.

Avec la nomination du gouvernement Valls II,  face à une crise de régime sans précédent, le maintien de Christiane Taubira à la Chancellerie en dit long sur la volonté du chef de l’Etat de poursuivre sa politique de division de la société par la substitution des valeurs que cette même société  souhaite en fait conserver.

C’est ainsi qu’a été  perçue comme une provocation  la nomination de Najat Vallaud Belkacem, militante féministe partisane de l’éducation dès le plus jeune âge de l’identité de genre indéterminé en remplacement de l’identité sexuée homme-femme, à la tête de l’Education nationale, et en 4ème position dans l’ordre protocolaire du gouvernement.

La demande publique de pardon pour dire la vérité des intentions cachées

Ne pouvant me taire sur cette violence première de la loi, ma responsabilité était de concevoir et de mener des manifestations les plus pacifiques possibles, dans le fond (union homosexuelle reconnue) comme dans la forme (rassemblements pacifiques, familiaux et festifs).

Ayant compris le jeu machiavélique du pouvoir qui fait monter des camps de citoyens les uns contre les autres en manipulant  leurs convictions intimes et/ou religieuses en repoussoirs des personnes humaines, mon devoir est toujours, depuis mon éviction, et  désormais à la tête de l’Avenir pour Tous, de rechercher l’apaisement social par la demande publique du pardon et le dialogue avec toutes les parties.

Oui, je demande pardon de n’avoir pu, seule, éviter ces violences, parce qu’elles sont venues des dirigeants eux-mêmes, politiques actifs, avec l’aide désormais de religieux passifs, et en aucun cas par l’action des manifestants honnêtes et désireux du bien commun.

Organiser un réseau laïc autonome pro-humain réformateur, indépendant hiérarchiquement mais reconnu avec bienveillance par l’Eglise

Désormais, avec une équipe renouvelée de citoyens éveillés et informés, il est temps de continuer à dire la vérité sans jamais attaquer ces personnes manipulées et instrumentalisées, d’un camp comme d’un autre. Notre seule ennemie, c’est l’idéologie qui contraint l’Humain dans sa nature-même, d’où qu’elle vienne, et nos adversaires, ce sont les responsables au pouvoir qui détruisent l’Humain et la démocratie, sous couvert de libération liberticide.

Je conteste donc toujours le fait que la loi Taubira n’ait pas institué une union homosexuelle spécifique sans changement de filiation, qui aurait dû être légalisée depuis longtemps sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Déjà les tenants de l’idéologie d’origine religieuse ont pesé sur sa prise de décision. Cela aurait pacifié la société en prenant acte de son évolution en matière d’égalité, sans provoquer sa radicalisation.

Mais je conteste aussi, alors que les chrétiens sont devenus les premiers acteurs citoyens, et désormais politiques de notre pays, que l’Eglise de France n’ait pas encore pu faire son travail pastoral sur l’acceptation réelle des personnes homosexuelles dans la société. 

Pas plus qu’elle ne peut le faire sur celle d’un réseau de laïcs catholiques autonomes et réformateurs de cette même société, sur les bases biologiques-et-humanistes du christianisme. Ainsi, nous ne nous diviserions pas entre laïcs chrétiens, mènerions ensemble une véritable action pol-éthique de profondeur.

La courageuse prise de position de Mgr Di Falco le 15 août dernier dans le Dauphiné libéré, très violemment combattue sur les réseaux sociaux des des activistes ultras, dont certains protagonistes ont même demandé sa démission, en dit long sur cette difficulté d’acceptations.

Mon vœu le plus cher est que le Synode du 5 au 19 octobre consacré aux « défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation » et qui soulève la question des unions homosexuelles,  soit le lieu de tous ces possibles, et sème une action féconde et pacificatrice dans toute la société.

En finir avec les articles de presse qui ne cherchent que la division

Parce que ce papier de l’Express a été repris à foison partout, et qu’il cherche à me faire passer pour une adversaire du mouvement que j’ai monté avec tous ces autres, il doit être rectifié. Si le pouvoir a mis ces réseaux religieux et hyper sensibles à leurs convictions, c’est que le pouvoir le veut et se sert à mauvais escient de l’intensité de leurs convictions.

Car le problème est plus profond : les convictions religieuses non éclairée par la raison politique dans le domaine laïc rendent aveugles sur le résultat politique lui-même. Si ces personnes, têtes de pont laïques des réseaux catholiques, se sont radicalisées et sont devenues à ce point monopolistiques pour emmener une partie de nos manifestants communs sur une ligne antiPacs, elles ne mesurent pas qu’en fait elles font le jeu de François Hollande, qui a politiquement besoin des radicaux pour se maintenir au pouvoir en abandonnant sa politique économique de gauche, et crispant ainsi ses radicaux à lui.

Et que cet entretien synalagmatique violent de la volonté de pouvoir et de triomphe des convictions idéologiques des uns et des autres est terriblement néfaste à la société, et,  pour nous catholiques, terriblement contraire à l’enseignement de paix et de justice du christianisme.

Qui suis-je pour juger ? Je suis là pour dire, pas pour agresser, tant que je pourrais exister.

Mais pour autant, mais je ne  condamne personne. C’est le jeu politique voulu par François Hollande, et à eux tous,  je leur demande pardon. Car malgré leur intransigeance, je continuerai inlassablement à demander le dialogue avec les ministres de pouvoir comme avec cette aile « anti » du mouvement.

Je ne veux plus  me laisser traîter par les medias d’agresseur de mes anciens compagnons de manifestation, du temps où ils acceptaient tous unanimes , ou presque, l’union civile sans filiation, derrière mon porte-parolat.

Je continue d’assumer parfaitement notre positionnement d’avant le vote de la loi, ouvert aux couples homosexuels dans une union civile égale en mairie, mais pas inclusive l’identité filiative des enfants. Ce qui ne remet rien en cause sur l’éducation des enfants, du moment qu’ils connaissent leurs deux parents géniteurs homme et femme, et peuvent avoir accès à chacun d’eux.
Je plaide donc bien toujours pour la réforme de la loi Taubira, via L’Avenir pour Tous, par lequel nous élaborons, jour après jour, dans les tempêtes et la méditation, notre programme à destination des candidats présidentiels #ElysezlHumanitéHF, et dans lequel nous accueillons les nouveaux militants, bâtissant tous ensemble www.lamaisondelafiliation.fr

Cette réforme doit être lae fondement humain du programme du réel et légitime futur président de la République.

 



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