«Frigide Barjot : catho branchée, catho lâchée» dans le Courrier de l’Ouest

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LE PORTRAIT. Un an après, l’égérie des Manifs pour Tous, Frigide Barjot, redémarre à zéro.

Le moindre bout de table croule sous les journaux, les dossiers, les affiches. La pièce sert de bureau à Frigide Barjot – un pseudonyme, bien sûr – mais aussi de boudoir et de studio presse. Peut-être même de chapelle, avec ces statuettes de la Vierge qui veillent sur elle. Sur les cartons qui s’empilent, la mention «Manif pour Tous» renvoie à l’année dernière quand, de janvier à mai, le pays a vécu au rythme des grands cortèges de  rue contre le mariage homosexuel. «Un rassemblement unique du peuple de France», continue de s’enthousiasmer l’égérie du mouvement qui garde en tête «l’atmosphère de fraternité et de bonheur» de ces journées-là. Les manifestations ne partent pas de rien. Dans «Qui suis-je pour juger ?», Frigide Barjot raconte comment, dès 2011, elle perçoit l’attente d’une partie de la population : «Pour présenter Confessions d’une catho branchée, j’avais parcouru la France, toujours hébergée chez des particuliers. Des familles chrétiennes qui transmettent leurs valeurs de génération en génération, sans faire de bruit. Elles avaient le sentiment de ne pas être représentées. Je sentais leur inquiétude pour l’avenir des enfants».

Plus d’un an avant les manifs, elle lance sur internet une déclaration appelant à remettre l’humain au cœur de la politique et à promouvoir «l’accueil de l’humain le plus faible». Puis demande aux candidats  à la présidentielle de s’engager «pour la famille durable. Alors qu’elle a soutenu Ségolène Royal cinq ans plus tôt, face au programme «de bouleversement sociétal de François Hollande», elle choisit Nicolas Sarkozy en 2012. Et dès l’élection du candidat socialiste lance «la résistance sur Facebook».

On connait la suite, «le catho land», comme Frigide Barjot l’appelle va mobiliser «depuis des chrétiens de gauche jusqu’à très à droite. Et puis des protestants, des juifs et des musulmans». Chroniqueuse télé, communicante, elle n’a pas de réseau personnel. C’est un atout et une faiblesse. Très vite, elle devine les risque que la mobilisation soit «confisquée par les religieux fondamentalistes, les ultras. Dès fin 2012, on préparait déjà mon éviction et ma mise à l’écart». Un an après les grandes manifs, de fait, celle qui incarnait la protestation a dû se résoudre à créer une nouvelle association, l’Avenir pour Tous.

Son image de «catho branchée et déjantée» a peut-être fait peur. Son parcours de fêtarde colle mal avec ce qu’elle est aussi et surtout : une femme qui, pré-ado, a souffert de voir le couple de ses parents se déchirer. Qui a redécouvert la foi en fréquentant Notre-Dame de Paris, s’est sentie appelée par les paroles du Cardinal Lustiger, de Jean-Paul II, Benoît XVI et François – au point de lancer «Touche pas à mon Pape» en 2009 et de devenir fan de Lourdes et des Journées mondiales de la jeunesse.

Avec l’Avenir pour Tous, Frigide Barjot ne demande pas l’abrogation de la loi Taubira, mais sa révision «profonde» pour réserver le mariage aux hommes et aux femmes. Tout en ouvrant la possibilité d’une union civile égale en mairie entre homosexuels – ce que refusent ses anciens amis.

L’ancienne porte-parole se réclame à part égale de son enracinement dans la foi et de l’héritage républicain. Mariée et maman de deux adolescents, elle se sent «coincée» entre les jusqu’au-boutistes des deux bords. Dans la bataille, elle a beaucoup perdu : «Mes revenus, mon appartement, mes amis gays, mes endroits préférés de la nuit». Mais elle y a gagné l’arrachement qui la lie aux Français, «une affection populaire et réciproque». «Pendant les manifs et depuis, partout dans la rue, je n’ai rencontré que signes de gratitude et d’amitié… Aujourd’hui, cette relation est intacte. L’accusation d’homophobie en moins.»

Portrait à lire en dernière page du Courrier de l’Ouest samedi 5 avril


« Nous ne voulons pas abroger la loi Taubira, mais la faire évoluer »

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«À la tête de L’Avenir pour tous, Frigide Barjot entend poursuivre son combat, non pas en réclamant l’abrogation de la loi Taubira, mais en la faisant évoluer. Elle s’en explique devant la philosophe Chantal Delsol.»

 

Paru dans le Figaro Magazine du 4 avril 2014.

LE FIGARO. – Les opposants au mariage gay ont-ils pesé dans les élections municipales?

Frigide BARJOT. - Oui. Rappelez-vous les chiffres: par trois fois, un million de personnes se sont retrouvées dans la rue en 2013. Il ne s’agissait que de la partie émergée de l’iceberg, d’une France exaspérée qui vient de se manifester massivement dans les urnes, sans aucun complexe, à la mesure de son attachement aux principes qui doivent régir notre société. C’est la raison pour laquelle j’appelle ici et maintenant à réfléchir à une nouvelle convergence d’actions entre L’Avenir pour tous et La Manif pour tous, en sachant dépasser nos dissensions, afin de peser sur l’exécutif pour revenir sur la loi Taubira. Si la loi de «mariage pour tous» a été votée et appliquée, pour autant, le jeu reste ouvert, car la décision du Conseil constitutionnel du 17 mai 2013 a émis une réserve importante pour faire émerger la primauté du «droit de l’enfant». Cette focalisation sur l’intérêt supérieur de l’enfant est essentielle: si la loi s’applique heureusement aux adultes, elle demeure contestable quant à l’enfant et sa filiation. C’est, entre autres, sur cette perche tendue par les juges constitutionnels que nous travaillons aujourd’hui avec des juristes. Le récent désaveu du pouvoir hollandais ouvre tous les possibles…

Chantal DELSOL. - Encore faut-il que l’ensemble de vos travaux concorde avec les aspirations de La Manif pour tous, dont vous êtes aujourd’hui séparée, pour que s’opère une collaboration entre les deux mouvements. Ce n’est pas à moi de juger de vos dissensions, pour autant, force est de vous rendre hommage en ­reconnaissant que votre action a été le facteur déclenchant de la mobilisation des foules dans la rue. Pour ce qui est de l’influence sur le scrutin municipal, je ­serai moins optimiste que vous, observant que le mouvement d’opposition au mariage homosexuel s’apparente plutôt à ces micro-partis où tout le monde se retrouve d’un coup sur le pont sans grande réserve derrière. Mais là n’est pas la question essentielle: j’attends, quant à moi, ce que le pouvoir va nous demander de plus, à commencer par la PMA, qui risque d’être glissée dans n’importe quel amendement d’une loi future. Cela viendra tout naturellement…

Frigide BARJOT. - Oui, si l’on conserve le principe d’une filiation non plus fondée sur la biologie mais sur la simple volonté d’adultes par le biais d’une adoption plénière par des personnes indifféremment hétérosexuelles ou homosexuelles. C’est la loi du genre, le principe de l’engendrement artificiel ouvert à tous.

Concrètement, que proposez-vous?

Frigide BARJOT. - Loin de l’abrogation, contre-productive politiquement, nous voulons faire évoluer la loi en instaurant une union civile ouverte aux couples de même sexe qui ne serait pas un mariage, mais qui prévoirait fidélité, assistance, droits d’héritage, tous les droits sociaux accordés aux couples hétérosexuels, sans la filiation. Parallèlement à cela, nous réclamons que la définition juridique du mariage soit inscrite dans la Constitution comme étant l’union d’un homme et d’une femme, avec l’inscription d’une filiation biologique unique, droit de l’enfant à connaître ses origines paternelle et maternelle. Nous sommes clairs sur les termes. Là encore, je m’appuie sur la ­décision du Conseil constitutionnel du 17 mai 2013 qui souligne que «les couples formés d’un homme et d’une femme sont, au regard de la procréation, dans une situation différente de celle des couples de personnes de même sexe». Bien évidemment, nous ne rêvons pas que, soudain saisi par la grâce, le pouvoir politique accède à cette exigence, aussi appelons-nous à un référendum. Que le peuple décide! Compte tenu du caractère raisonnable de nos propositions dans le contexte actuel, et de la part respectable faite à la reconnaissance des droits des homosexuels, nous n’avons guère de doute sur l’issue positive d’un tel scrutin. Dès lors que le mariage sera inscrit dans la Constitution, et donc ­intangible, l’Europe ne pourra rien y faire.

Quid des couples gays mariés?

Frigide BARJOT. - On se bornera à requalifier leur union égale en mairie en revenant sur ce problème majeur qu’est l’adoption plénière. Dans la même logique, nous proposons que le parent non biologique ait un statut, à déterminer, qui ne sera pas égal au statut du parent biologique. Il aura un droit d’éducation, certes, mais qui ne changera en aucun cas le droit de filiation de l’enfant. Rien de bouleversant donc dans nos propositions étayées, si ce n’est, précisément, le refus du ­bouleversement de civilisation voulu et annoncé à l’Assemblée nationale par Christiane Taubira. Je rappelle que, déjà, une proposition d’alliance civile a été émise en ce sens par l’UMP pendant la discussion parlementaire de janvier 2013. Elle a été soutenue notamment par François Fillon et Nathalie Kosciusko-Morizet, avec des droits d’union égaux quels que soient les couples, mais pas d’ouverture à la procréation artificielle par le biais du transfert d’adoption plénière, réservée aux couples homme-femme… A L’Avenir pour tous, nous, citoyens, sommes là pour aider les futurs élus à aboutir en leur ­apportant la majorité citoyenne nécessaire.

Chantal DELSOL. - A tout cela je répondrai en deux temps. D’abord, je doute de l’intérêt d’un référendum dans une nation centralisée comme la nôtre où ce type de consultation confine parfois à une tentative de dictature. À la différence des votations en Suisse, pays décentralisé, un tel scrutin n’est pas dans notre tradition. On risque, dans cette occurrence, de se voir poser une question controuvée, axée sur l’homophobie, dont tout citoyen ne manquera pas de se défendre. Faire sentir aux gens que n’être pas favorable à la loi revient à être homophobe peut faire partie de la manigance…

En second lieu, je ne vois pas à quoi peut servir votre projet d’union, dans la mesure où existe déjà le pacs lequel, je vous le rappelle, a été inventé pour les homosexuels, même s’il a depuis fait la bonne fortune de nombre de professeurs qui ont pu, par ce biais légal, changer de ville sans avoir beaucoup de points d’avancement. Le pacs garantissant certains intérêts administratifs et financiers, remplissant donc nombre de vos conditions, pourquoi, dès lors, aller plus loin? Parlons net: autant je suis favorable à la tolérance de l’homosexualité, autant je suis hostile à sa légitimation. Il y a deux types de tolérance, l’une qui vise au respect des personnes et de leurs croyances, c’est le sens chrétien, avec un sentiment intime de ce qu’est la vérité, l’autre qui respecte les opinions d’autrui car on n’est pas certain d’avoir raison ni que la vérité existe, c’est la vision de Locke, l’incertitude constante aboutissant au relativisme. On comprend dès lors pourquoi la tolérance conçue au sens chrétien est aujourd’hui si suspecte. Ainsi, par exemple, du philosophe slovène Slavoj Žižek, qui s’élève contre elle au prétextequ’être tolérant signifie que l’on pense qu’il y a une vérité, et donc qu’il y a une bonne vie. Tout un mouvement de pensée s’attache à supprimer la tolérance pour la remplacer par la légitimité. Or ce n’est pas parce que des gens s’aiment qu’il faut instituer des unions civiles. Tolérance et légitimation sont deux concepts distincts qu’on ne saurait confondre ni intervertir sans aboutir à une profonde nuit de l’esprit. On peut tolérer quelque chose, tout en considérant que ce n’est pas la meilleure vie qui existe. Je suis donc contre la légitimation de l’homosexualité.

Frigide BARJOT. - C’est pourtant une donnée naturelle de l’humanité. Elle n’est pas culturelle, elle ne se choisit pas, ne se décrète pas, ne s’hérite pas. Qu’elle ne soit pas promue à égalité de modèle, je le conçois, mais on peut donner des droits à une exception dans sa spécificité. Vous dites: pas de droit pour ces couples-là, alors qu’ils vivent ensemble, certains depuis trente ans. Si leur vie ne produit pas d’enfants, elle crée du lien social, de l’engagement, toutes choses qui manquent tant dans la société.

Chantal DELSOL. - En quoi cela établit-il un couple? Qu’un oncle et un neveu vivent ensemble, l’oncle s’occupant du neveu dans sa jeunesse, puis le neveu de l’oncle dans son grand âge, faudra-t-il pour autant créer un pacs pour eux?

Frigide BARJOT. - Vous faites fi des sentiments amoureux!

Chantal DELSOL. - À ce compte-là, un père et une fille pourraient aussi s’aimer… Quand, sur le net, vous ouvrez la Ligne Azur, service anonyme et confidentiel d’aide à distance pour toute personne s’interrogeant sur son orientation sexuelle, particulièrement conçu pour les adolescents, vous tombez sur un avant-propos de ce type: «Dans les pays où la norme est hétérosexuelle…» Sous-entendu, dans notre pauvre France où la norme est encore hétérosexuelle, comme si dans le reste du monde la norme était l’homosexualité et si, dans l’avenir, telle devait être la norme française! Il faut quand même raison garder. Il y a une norme et certaines exceptions, mais il n’est pas question de rendre ces dernières normatives. À vouloir tout réglementer et légitimer par le biais de la loi, on risque d’aboutir à n’importe quelle dérive.

Frigide BARJOT. - À nous d’y parer! Le mélange des couples dans le pacs a quelque chose de subversif dès lors que l’indifférenciation de statuts entre hétérosexuels et homosexuels est fondatrice de la loi du genre. D’où notre demande de deux unions distinctes, mariage et union civile, pour ne justement pas entrer dans cette problématique où l’on ne sépare plus les orientations sexuelles en fonction de la procréation et où l’on remplace un sexe par un autre…

Existe-t-il dans l’histoire des précédents d’institution du mariage homosexuel?

Chantal DELSOL. -Si, depuis le début de l’histoire, on rencontre l’euthanasie et le meurtre des enfants partout sauf dans les pays judéo-chrétiens, le mariage gay n’a, quant à lui,­jamais existé nulle part. On n’observe ce type de fantasme que chez quelques rares nihilistes, tels Diogène le Cynique, qui recommandait que l’on couche avec sa mère et que l’on mange son père, ou bien encore Sade, Shelley, Byron et, plus près de nous, Michel Foucault. Au long des siècles, on ne saurait compter plus d’une dizaine de ces esprits révoltés qui se sont lancés dans ce projet qui n’a rien à voir avec un quelconque retour au paganisme. Si l’on me répond que l’homosexualité a structuré la civilisation grecque, il est non moins clair que les Grecs étaient conscients que les familles ne se constituaient que par le biais du mariage entre hommes et femmes, leur plaisir sexuel et esthétique s’accomplissant avec des mignons, entre érastes et éromènes, ce qui est fort éloigné du mariage homosexuel actuel. Lequel est, je le dis sans ambages, un pur délire.

Frigide BARJOT. - Je vous laisse la responsabilité de vos propos. Quant à nous, nous contestons le projet de mariage homosexuel tel qu’il ouvre au changement de l’engendrement humain puisqu’on nous propose ni plus ni moins que de fabriquer des enfants. Depuis le vote de la loi, nombre d’homos nous ont suivis à L’Avenir pour tous, comme le collectif Homovox. Pour tirer les conséquences électorales, une vraie sortie par le haut du président de la République ­serait de redonner la parole aux Français, avec cette question: voulez-vous remplacer la loi Taubira par cette loi d’union civile et l’inscription du mariage dans la Constitution? Deux unions, une seule filiation biologique. Mieux que l’abrogation «sèche», voilà la solution acceptable pour tous!

Chantal DELSOL. - Je ne vois vraiment pas pourquoi François Hollande remettrait en cause des avantages qu’il a donnés à une fraction de la population qu’il ne voudra certainement pas se mettre à dos… Cela étant, ­reconnaissant votre détermination, je ne peux que vous souhaiter de rétablir une certaine coopération entre La Manif pour tous et L’Avenir pour tous, une scission ­radicale des deux mouvements étant bien dommageable pour les convictions que nous défendons.


«Qui suis-je pour juger ? Les confessions d’une catho républicaine» de Frigide Barjot

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Dans «Qui suis-je pour juger ?», Frigide Barjot livre un récit et une analyse inédits du mouvement des manifestations millionnaires de 2013 contre la loi Taubira de ‘Mariage pour Tous’.

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La préface d’Ivan Rioufol

CommanderQSPJ2Stupéfiant : c’est le mot qui me vient à l’esprit pour décrire les impressionnantes mobilisations populaires de 2013 contre le mariage homosexuel et, plus généralement, pour la protection de la civilisation menacée par les déconstructeurs. Cette éruption de la France silencieuse, excédée d’être méprisée et de ne pouvoir être entendue, reste un événement politique considérable, qui chamboule les équilibres traditionnels. L’attente d’un signal était là, enfouie chez les Oubliés. Et c’est Frigide Barjot, personnalité excentrique, qui a su comme nulle autre allumer la flamme, libérer les énergies, redonner la fierté et le courage de défendre des valeurs ringardisées par un < progressisme > persuadé d’être son propre créateur.

Sous sa bannière, la société civile, que l’on croyait anesthésiée par quarante ans de politiquement correct et de pensées fléchées, s’est remise en marche. Celle-ci ne s’arrêtera pas de si tôt. Frigide Barjot a réussi la prouesse, l’ingagnable pari, d’avoir su se mettre en communion avec une France conservatrice, en lui évitant à la fois les pièges de la récupération extrémiste et de la caricature traditionnaliste. Elle a fait apparaître, grâce à son génie de la communication et du spectacle, une société soudainement subversive et donnant difficilement prise aux caricatures et aux raccourcis. La France garde en mémoire, depuis, cette singulière Jeanne d’Arc un brin déjantée, issue des night-clubs, de la culture rock, de la provocation médiatique et de la télévision bas du front. Elle a même réussi à imposer son parodique et ridicule nom de potache.

Je ne veux évidemment pas abuser, à ce stade de l’Histoire qui s’écrit, d’une comparaison évidemment outrancière entre la Frigide et la Pucelle. Cependant, je remarque des similitudes qui rapprochent, d’un point de vue romanesque en tout cas, ces deux personnalités hors du commun. Toutes deux sont habitées par une mission spirituelle qui leur a été révélée, sur le tard concernant Frigide, longtemps happée par les nuits parisiennes. Toutes deux y mettent toute leur énergie, toute leur verve, toute leur vie, persuadées de parler au nom d’une puissance supérieure. Je ne dis pas, non, non, que Frigide Barjot entend des voix elle aussi; elle a assez d’ennuis comme ça et trop nombreux sont ceux qui aimeraient se contenter de voir une givrée dans cette drôle de meneuse d’hommes. Cependant je la crois profondément et sincèrement habitée par cette sainte exaltation qui peut mobiliser des foules et faire parfois des sortes de miracles. C’en fut un de faire descendre, et à plusieurs reprises, des centaines de milliers de personnes dans les rues, à la grande perplexité des sociologues en chambre et des renseignements généraux qui avaient annoncé un feu de paille. Jean-Luc Mélenchon, le mécréant, peut aller se rhabiller avec ses appels à l’insurrection civique. Barjot est beaucoup plus révolutionnaire que lui. Je l’ai vue, imprégnée d’une mémoire millénaire transmise par les évangiles, ces textes écrits par des hommes, se comporter en porte voix, en héritière, d’une force collective qui la dépassait forcément.

Frigide Barjot à Paris sur le Champ de Mars avant la Manif pour Tous du 13 janvier. Photo Le Figaro

Car Frigide Barjot a été évidemment dépassée. Dès le départ, le mouvement de fond qu’elle a mis en branle était destiné à prendre son rythme, sans plus d’égards pour sa bonne fée. Il faut plus qu’un don de persuasion pour qu’une femme hors du commun puisse soudainement mobiliser des foules tranquilles mais déterminées. Il faut un contexte, un terreau, des vents porteurs. Frigide Barjot est arrivée au bon moment, dans une France qui attendait une délivrance. Elle a été l’élément visionnaire d’une nation qui avait un besoin vital d’affirmer publiquement son attachement à des valeurs. Elle a su attraper, avec un rare sens politique, cet air du temps, et braver, avec son talent et son anticonformisme, les pesanteurs du discours unique qui avait tiré un trait sur ce trop vieux pays, trop attaché aux valeurs de la famille et de ses filiations. Aucun parti politique ou syndicat n’auraient pu faire descendre autant de monde dans les rues de Paris et de province. Cet exploit n’a pu être renouvelé depuis que la guerrière s’est désolidarisée de la ligne politique de la Manif pour Tous.

Il ne m’appartient pas ici de dire les torts. Je constate que la grande manifestation du 2 février 2014, si elle n’a pas eu le souffle ni l’ampleur de celles conduites par < l’ex-égérie de la Manif pour Tous > (comme les journaux la désignent désormais) a su éviter la radicalisation et la violence qui étaient redoutées, y compris par elle-même. Ce peuple en colère reste le même. Les liens que Frigide Barjot avait tissés n’ont pas été rompus. Mais c’est à elle, aujourd’hui, de se mettre à la disposition de cette France éveillée et en quête de leaders. Je la sais capable de ce retour qu’elle désire. J’ai eu l’occasion d’observer chez elle cette autre qualité, plus surprenante de la part d’une personnalité extravertie et émotive : celle de la stratège froidement politique, calculatrice, autoritaire, tempétueuse, qui a eu le réflexe politique d’associer des homosexuels, des musulmans et des laïques au combat contre le mariage gay, en réclamant en revanche la reconnaissance d’une union civile pour les couples de même sexe. Il est d’ailleurs bien dommage que la droite n’aie pas eu le courage d’aller dans cette direction quand elle était au pouvoir.

Frigide Barjot, avec ses exubérances et son sens politique affuté, n’a pas encore tout dit ni tout montré de ce qu’elle peut apporter. Elle est un rempart utile aux extrémismes qui ont défiguré, début janvier, le Jour de Colère, où l’antisémitisme et la violence ont dévoilé leur visage.

A l’Histoire reconnaissante de lui faire sa place.

Ivan Rioufol


REFERENDUM "TOUS NÉS D’UN HOMME ET D’UNE FEMME"

Dans l’attente des résultats du referendum croate, je publie ici le CP préventif de l’Avenir pour Tous envoyé ce dimanche 1er décembre

TOP1Pionnier du mariage constitutionnel,
L’Avenir pour Tous surveille de près les résultats du référendum croate
et s’exprimera dès les résultats connus à Zagreb.

En ce 1er décembre 2013, journée mondiale de lutte contre le Sida que l’Avenir pour Tous soutient autant dans la promotion de l’engagement et de la fidélité entre les personnes quelle que soit leur orientation sexuelle que dans la demande de médicaments gratuits pour les populations les plus touchées, les Croates sont appelés aux urnes dans le cadre d’un référendum afin d’inscrire dans la Constitution que "le mariage est l’union d’un homme et d’une femme". Ce référendum intervient dans un pays où les droits d’union des couples homosexuels sont équivalents à ceux des couples homme-femme dans le domaine patrimonial et hors filiation.

Impulsée par Zeljka Markic – que Frigide Barjot a rencontrée cet été – cette démarche référendaire correspond à ce que L’AVenir pour Tous et Frigide Barjot proposent depuis le 12 avril dernier, jour du vote de la loi au Sénat, en interne au mouvement d’opposition, et depuis le 24 avril, lendemain du vote de la loi, publiquement dans tous les médias généralistes.

Tout d’abord pétitions autonomes "pourlemariageconstitutionnel" et "lunioncivilepourlapaixsociale" présentées à la presse le 2 mai 2013, sans la moindre reprise au sein du réseau de LMPT, ces deux demandes n’en sont devenues qu’une seule au travers de la Charte de Réforme réaliste, à l’occasion de la fondation de  L’Avenir pour Tous le 26 juin 2013. Portée à connaissance des candidats depuis le 6 novembre dernier, elle propose de rétablir la filiation biologique et le droit fondamental des enfants à connaître leur père et leur mère en faisant inscrire, par voie référendaire dans la constitution, que le "mariage est l’union d’un homme et d’une femme en vue de la filiation". Dans le même temps, elle demande que les droits d’union des couples homosexuels, ouverts par la loi Taubira, soient conservés de façon équivalente à ceux des couples H/F au travers d’une loi d’union civile patrimoniale sans filiation.

C’est dans ce sens que Frigide Barjot, Xavier Bongibault et Laurence Tcheng annonceront, dès que les résultats du référendum croate seront connus, les conséquences françaises de cette démarche populaire croate, qui est elle-même une conséquence du mouvement qu’ils ont levé en France il y a plus d’un an. Dans les manifs millionnaires jusqu’au 23 avril, il ne s’est jamais agi, et il ne s’agira jamais, et en aucun cas, d’une contestation de la reconnaissance sociale de l’engagement et de la stabilité des couples homosexuels dans la société. La seule demande, comme depuis le 17 novembre 2012, est de restaurer la filiation biologique et de garantir dans la plus haute norme du Droit positif le fait que nous sommes "Tous nés d’un homme et d’une femme".

Cette demande d’organiser un referendum est permanente chez les fondateurs de L’Avenir pour Tous depuis septembre 2012, date à laquelle ils avaient lancé une demande de referendum pour soumettre le projet de loi Taubira aux citoyens : elle est commandée par la nécessité de redonner la parole aux Français en désaccord avec la politique du gouvernement et de garantir durablement le droit des enfants en laissant, comme cela aurait du être fait depuis snovembre 2012, le peuple trancher pour ou contre le "changement de civilisation" Bertino-Taubira.

Frigide Barjot, Xavier Bongibault, Laurence Tcheng et les courants de l’Avenir pour Tous

Relations Presse
Frigide Barjot : 06 09 62 00 31


Lettre ouverte aux militants des manifs millionnaires de 2013

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Mes si chers et si courageux amis,

La division qui abîme actuellement le mouvement historique que fut « La Manif Pour Tous » vous navre et vous démobilise. Je vous comprends et en souffre autant que vous, affectivement, moralement et matériellement..

Vous êtes nombreux à y voir une querelle de personnes. Ce n’est en aucune façon le cas : les différends qui nous opposent avec Ludovine de la Rochère depuis le vote de la loi  apparaissent encore plus clairement maintenant que la loi s’applique.
Je ne peux vous les cacher plus longtemps, et avec Xavier Bongibault et Laurence Tcheng, nous viendrons jusque dans vos bras – et vos villes – vous exposer notre programme de réforme de la loi Taubira et répondre à toutes vos questions. Depuis tout ce temps de séparation et de silence, vous avez le droit de savoir !

Nos différends portent essentiellement sur notre vision de la société, notre message politique de fond et notre conduite à tenir du mouvement. D’où l’existence aujourd’hui de deux entités totalement séparées : L’AVenir pour Tous et La Manif pour Tous.

Tout se résume à l’acceptation des conséquences de la loi Taubira en ce qu’elle concerne les droits d’union des couples homosexuels, improprement appelés "mariage", que la société française a accepté à plus de 55% des citoyens sondés. Ils étaient sensiblement le même nombre à ne pas vouloir de  l’adoption, c’est-à-dire un changement de filiation, par les couples de même sexe.

Comme la majorité des Français,  je souhaite donc
- et l’abrogation de la loi Taubira en ce qui concerne l’adoption, donc la filiation,
- et la préservation des droits d’union équivalents hors de la loi Taubira.
Cette proposition n’est pas retenue par Ludovine de la Rochère en ce qui concerne les droits d’union à préserver.

Dès le vote de la loi acquis et notre annonce nouvelle de l’abrogation, j’ai  souhaité expliciter qu’il faut maintenir les droits d’union en remplaçant  le « mariage » entre personnes de même sexe par une Union Civile qui leur sera réservée et qui comportera les mêmes droits et devoirs que le mariage HF, hors la filiation.
Cela pour pouvoir me battre en priorité pour que la filiation redevienne uniquement biologique, issue des géniteurs père et mère, connus des enfants :
je propose que ce principe intangible de filiation biologique soit sécurisé par une réforme de la Constitution votée par référendum.
Cette proposition n’est pas retenue non plus par Ludovine de la Rochère.

Telle est donc ma position globale sur notre mouvement depuis la première manif du 17 novembre 2012. Cette position fondée sur la reconnaissance de l’Union Civile a été explicitement annoncée et acceptée par tous les organisateurs des premières manifs – sauf un –  de septembre 2012 jusqu’au vote de la loi. Notre slogan commun et universel  "Tous nés d’un homme et d’une femme" en est la meilleure des preuves : notre combat commun porte sur la filiation, pas sur le couple homosexuel qui existe de fait de tout temps, et depuis la loi, de droit à égalité avec le couple HF. D’ailleurs, le fait que le mouvement ait été aussi bien mené par des homosexuels et des gens de gauche que des catholiques "de droite" a persuadé une grande majorité de Français, qui ont alors afflué 3 x 1 million dans nos cortèges, que le couple homosexuel n’était en aucun cas discriminé face au couple homme-femme par la demande de retrait du projet de loi Taubira. Moi-même, je répétais cela en boucles sur toutes les plateaux radio-TV et l’avais écrit sur ce blog le 11 septembre 2012 pour l’anniversaire de mon mariage. Ainsi, avec Xavier Bongibault et Laurence Tcheng, j’ai fait voler en éclats la présomption d’homophobie que le gouvernement tentait de nous imposer.

Depuis le vote de la loi, ceux qui sont devenus les dirigeants actuels de LMPT ont déclaré, plus ou moins clairement, surtout en excluant de fait et de droit les porteurs de l’Union civile de la nouvelle organisation,  leur hostilité à cette mesure de conservation des droits d’union acquis par les couples de même sexe, car ils pensent – mais ne me l’avaient jamais dit explicitement à part l’un d’ eux – que la vie affective des homosexuels doit rester dans le domaine privé et ne peut recevoir de « reconnaissance » officielle.

La solution qu’ils préconisent d’une "abrogation (non rétroactive)" sans solution de remplacement aboutirait à voir coexister dans le temps des couples homos mariés et des couples homos sans aucun droit autre que le PACS, qui est un contrat indifférencié selon les couples, fondant la loi du Genre, et dissout par simple répudiation.

CONDITIONS NON NEGOCIABLES

Moralement…
Or, pour moi, comme pour la majorité des Français, moralement et humainement, ce retour total sur la reconnaissance du couple homosexuel en rejetant l’Union Civile n’’est pas négociable : il n’est pas possible de supprimer maintenant aux personnes homosexuelles le cadre légal dans lequel s’engager pour une relation durable et fidèle plutôt que de les condamner sans droits à une vie dispersée et solitaire.

… pour rallier la majorité des Français
Par ailleurs, et comme avant le vote de la loi, politiquement cela permet d’apaiser le débat, de rallier la majorité des Français qui sont à 54% favorables à cette option pour se concentrer avec leur large soutien à rétablir la filiation biologique tout en faisant obstacle aux mesures futures de PMA et de GPA.

De ce point de vue, le nouveau programme de La Manif pour Tous-maintenue – recentré sur la famille sans statut pour les homosexuels et élargi à de multiples autres demandes noyant l’abrogation de la loi Taubira –, ne correspond plus au contrat moral que j’ai passé avec les Français. Je leur ai promis sur tous les médias généralistes de restaurer le mariage HF, la filiation biologique,  et de lutter contre la PMA et la GPA dans le respect des couples homosexuels. Cela revient à combattre politiquement la loi du Genre institutionnalisée par la loi Taubira.
Aussi toute autre demande ou action se situant en dehors de ce champs d’intervention que nous avons fixé ensemble fait perdre, pour moi, l’unicité, la permanence et la cohérence de notre mouvement des Consciences. Ces qualités sont garantes de notre efficacité à rétablir le changement anthropologique et de l’assurance que votre adhésion ne sera jamais détournée à des fins électoralistes.

Pour autant, allons-nous rester sur ce constat de séparation idéologique et politique ? Toute sorte de demandes de médiation ont déjà été entreprises par les uns et par les autres, et le protocole d’accord que nous avons proposé le 22 octobre dernier à la Manif pour Tous n’a donné lieu à aucune suite à part un contre-protocole en date du 6 novembre qui n’aborde aucun des sujets exposés ci-dessus, et dont nous attendons toujours un retour.

Je sais que le  programme que je vous propose depuis plus d’un an est le bon, dans la vérité, la justice et pour le Bien Commun de notre société; cependant, maintenant que la loi est votée, il vous semble impossible à atteindre. Il y a un an, tout le monde nous disait cela avant le vote de la loi, et bien peu pariaient sur votre mobilisation. Vous vous êtes levés, vous avez organisé et marché pendant un an, et si à nouveau, nous ne sommes pas extrêmement nombreux et unis pour porter ce programme de réforme de la loi Taubira, alors il restera lettre morte ; aussi,  toujours dans mon souci d’aboutir avec vous tous qui, sur le terrain, vous êtes donnés sans compter,

je prends cette initiative,
sur la base programmatique de la reconnaissance des couples homosexuels à hauteur du couple homme-femme hors filiation,
et d’une action citoyenne fondée uniquement sur le rejet d’un programme, jamais sur la vindicte à l’encontre d’hommes et de femmes politiques, en combattant toutes les idéologies sectaires, d’où qu’elles viennent,

de proposer aujourd’’hui solennellement à Ludovine de la Rochère et à son équipe d’’envisager de confier votre espoir d’union à une équipe de professionnels de la Médiation.

Nous avons combattu ensemble contre un projet de loi bouleversant l’engendrement humain. Notre mouvement s’est construit dans la tempête et l’amitié militante. Il était immense mais fragile. Il faut maintenant en rebâtir les fondations sur le roc de la vérité et de la l’acceptation de toute notre humanité. J’’y suis résolue. Je sais que vous aussi.

On ne lâchera personne, surtout pas vous !

Frigide Barjot,

Paris, mardi  26 novembre 2013


17 novembre 2013 : UN AN DE MOUVEMENT POUR TOUS !

 Entourés de personnalités de premier plan,
Frigide Barjot, Xavier Bongibault et Laurence Tcheng fêtent l’anniversaire du Mouvement pour Tous
sans accorder de soutien politique à tel ou telle candidat(e)! !

La video du Parisien qui en est la preuve.
.

A l’appel de Frigide Barjot, Xavier Bongibault et Laurence Tcheng, trio dirigeant de l’Avenir pour Tous, manifestants, citoyens, élus et responsables associatifs, venus de toutes les régions de France, se sont retrouvés dimanche 17 novembre 2013 dans l’ambiance fraternelle et festive des origines pour un meeting-anniversaire de la première manif du 17 novembre 2012 en appelant à l’unité dans le Mouvement pour Tous.  Ce n’était en rien un meeting électoral de soutien à tel ou telle candidat(e).

RECTIFICATIF
A la différence de ce qu’ont retransmis ces lundi 18 et mardi 19 novembre les médias  sur la participation – pour la plupart, ils n’ont pu en juger, n’étant présents qu’avant l’arrivée des intervenants et du public – et les lieutenants d’Anne Hidalgo sur le contenu de la rencontre,  il ne s’agissait en aucun cas d’apporter un soutien  à tel ou telle candidat(e) aux municipales.

Si la plupart des huit candidats présents ont soutenu  le principe de constitutionnalisation du mariage et d’alliance civile, piliers de la Charte de réforme de la loi Taubira proposée par l’Avenir pour Tous, celle-ci n’a pas encore été proposée officiellement à la signature des candidats, et leur sera envoyée cette semaine.

Par ailleurs, aucun propos tenu lors du meeting ne suggère le moindre soutien politique à un quelconque candidat. Frigide Barjot rappelle qu’elle-même, en son nom personnel comme en celui de l’Avenir pour Tous, ne donnera de soutien public et officiel aux candidats qu’au seul vu de leurs documents écrits de campagne,
en fonction de ce qu’ils adopteront de la Charte de l’Avenir pour Tous, et relativement au programme des candidats concurrents.

Titré sur le "soutien de Frigide Barjot à NKM" comme l’a fait le Figaro sous-entendant qu’il s’agissait d’un engagement politique,  repris par 20minutes et différents supports – et encore aujourd’hui par le Parisien print, alors que trois journalistes cde ce support étaient sur place dimanche et n’ont rien écrit avant ! –, prompts à la sensation et au buzz improbables, est donc prématuré et inexact.

Compte tenu des subventions pro-adoption-PMA-GPA distribuées aux associations ultraLGBT par la Mairie de Paris dont elle est le premier adjoint depuis 2001 et au vu du programme pro-gouvernemental d’Anne Hidalgo, notamment en ce qui concerne l’enseignement de la confusion des genres sous prétexte d’égalité des sexes dans les activités extra-scolaires,
la seule chose qui soit incontestable, c’est que Frigide Barjot a affirmé durant la réunion qu’il n’était pas possible de voter pour la liste municipale sortante.

"Mme Hidalgo, c’est non !", voici l’affirmation à retenir de Frigide Barjot pour les municipales à Paris, – qui n’étaient pas le sujet de la réunion.

La presse est au rendez-vous

La presse est au rendez-vous

COMMUNIQUE-RETOUR
C’est plus de 500 personnes qui se sont pressées tout au long de ce dimanche 17 novembre au meeting-anniversaire qu’organisaient Frigide Barjot, Xavier Bongibault et Laurence Tcheng, les porte-parole fondateurs du Mouvement pour Tous. Cette Journée du referendum pour la constitutionnalisation du mariage et de la filiation, qui n’était en rien un meeting électoral de soutien à tel ou telle candidat(e), a permis de présenter aux personnalités présentes la Charte de réforme constitutionnelle de la loi Taubira : elle a pour but d’inscrire par referendum le mariage homme-femme garant de la filiation humaine dans la Constitution, et de remplacer la loi Taubira par une alliance civile pour les couples de même sexe, en préservant la liberté de conscience des maires.

Animée par Marc Bessou, la journée a vu se succéder un florilège impressionnant d’intervenants, tous engagés dans le combat pour la défense de l’altérité homme-femme et le respect de la filiation humaine, en commençant par la juriste Maître Pons, spécialiste du droit de la Famille, qui a explicité le bien-fondé juridique la Charte. Tous les responsables associatifs ont acquiescé à l’idée d’inscrire le mariage dans la Constitution, comme la Croatie s’apprête à le faire le 1er décembre, et l’Irlande du Nord en 2015.

Pour les associations familiales, Antoine Renard (président de la Confédération nationale des AFC) est allé jusqu’à proposer de changer de constitution, Henri Joyeux, (ex-président de Famille de France) de lancer au plus vite une pétition pour demander un referendum sur ce sujet. Alain Soury-Lavergne (Union des Familles en Europe) a rappelé explicitement son accord sur l’union civile en remplacement de la loi Taubira, car il n’est pas possible de s’unir au tribunal et de se séparer par répudiation dans le cadre dépassé du PACS.

Dans la logique du Mouvement pour Tous, aucun interstice démocratique ne devra plus désormais être inoccupé entre les citoyens, les manifestants de la diversité, les corps intermédiaires associatifs et les politiques en charge de la gestion de la Cité et de l’élaboration de la Loi. C’est pourquoi  Arnaud Bouthéon,  qui a été le courageux "directeur du cabinet Barjot" jusqu’au 24 mai 2013, et qui lance aujourd’hui Sens Commun auprès des élus UMP,  est venu apporté son témoignage de plongée intérieure dans ce changement des consciences et du nouvel "agir" démocratique, qui ne peut plus  aller sans un lien social bienveillant, amical voire jovial, jusqu’auprès des élus et des responsables politiques.

Certains d’entre eux, tous candidats, étaient donc venus rendre hommage aux initiateurs du mouvement des Familles et des Consciences. De par la diversité de leurs familles politique, ils ont bien représenté ce que sera la future majorité issue des municipales, assurant qu’ils ne tourneront pas la page sur la loi Taubira, et se battront tous pour éviter ce qui est contenu en filigrane dans la loi Bertinotti : la PMA et bientôt la GPA .
 Hervé Mariton (UMP, en charge du projet de son mouvement, fondateur de Droit au Cœur), député-maire de Crest, a apporté son soutien à Frigide Barjot, au principe de la Constitutionnalisation du mariage et au remplacement de la loi Taubira par une loi d’union civile,

Franck Margain (vice-président du PCD),  candidat sur la liste NKM du 12ème , s’est déclaré favorable à titre personnel à la constitutionnalisation du mariage, et Anne-Sophie Souhaité-Grouchka, chef de file dans le 13ème, est "venue apporter son soutien personnel à la foule des "silencieux", en compagnie de Jean-Baptiste Olivier, élu du 13ème.

Nicolas Dupont-Aignan (président de Debout La République), maire de Yerres, a déclaré que "le referendum est la seule solution pour sortir de l’impasse avec la constitutionnalisation du mariage" et a rappelé que chacun devait pouvoir vivre comme il le souhaitait sans remettre en cause les fondements du pacte de notre société.

Xavier  Lemoine, (PCD, maire de Montfermeil), qui a remercié les manifestants de leur mobilisation face au refus de la liberté de conscience des maires , a affirmé : "Qui pourrait être contre la constitutionnalisation, je suis pour !"

 Jean-Marc Veyron-Lacroix, maire DVD de Chasselas, qui a témoigné en tant qu’élu et membre d’Homovox , a rendu hommage aux homosexuels engagés dans le combat pour le mariage homme-femme, dont il est l’un des piliers, et a justifié, avec Nathalie de Williencourt, présidente d’Homovox, le fait qu’un engagement stable des couples homosexuels dans la société par un contrat d’union civile est préférable à des vies d’errances, de solitude, de rejet social.
Enfin, Jean-Christophe Fromantin, le maire UDI de Neuilly, en charge lui aussi du projet de son parti, a conclu en remerciant les responsables du mouvement d’avoir réveillé l’engagement autour du mariage et de la fiiation et le débat des citoyens en éclairant les valeurs humaines dans le pays. «Jean-Marc Ayrault et Christiane Taubira ont pris la responsabilité violente de priver un enfant d’un père ou d’une mère, nous saurons nous en souvenir…», a-t-il conclu, dessinant les fondements portés par la nouvelle classe politique émergeant de ce mouvement des Consciences.
Il a souligné lors de la conférence de presse de la journée qu’il se prononcerait sur la charte quand il en aura pris connaissance par le détail, ce à quoi Frigide Barjot l’a chaudement encouragé.

De nombreux responsables régionaux de La Manif pour Tous-maintenue étaient présents, dont la région Lorraine (Pierre de Saulieu), le Pays d’Aix (Frédérique Blin, AFC), le département du 93 (Aude-Marie Ounnas) avec les Musulmans pour l’Enfance (Meriem Noufel), etc. Avec d’autres responsables d’associations locales (Henri Le Roy, LAVT39),(Marie Pette, Des voix pour l’adoption), (une représentant des Mères Veilleuses du 92), ils sont venus soutenir la démarche d’unité du Mouvement pour Tous , qui, aux yeux de tous les participants, est une priorité absolue pour la survie du mouvement global. Ils ont rappelé que si cette unité était difficile à la tête, sur le terrain, ils en étaient les premiers ouvriers.

Pour corroborer ces dires, l’association lyonnaise En Marche pour l’Enfance de Jean-Baptiste Labouche et Paul Colrat a ouvert le bal par la déclaration écrite de son président qu’elle rejoignait officiellement le Mouvement Pour Tous.

La proposition de Frigide Barjot de laisser le choix aux adhérents qui adoptent la Charte via le Mouvement pour Tous, de promouvoir explicitement l’union civile ou de garder un silence  bienveillant, a été plébiscité  par l’ensemble du Mouvement. Frigide Barjot a  rappelé que la première mesure de fond du quinquennat Hollande était la révolution du mariage ouvert aux couples de même sexe, qui avait profondément divisé le pays, et dont on voyait le résultat un an après sur l’état du pays et la cote de satisfaction du président de la République. Mais cette loi a aussi  fait émerger une nouvelle façon citoyenne de faire vivre la démocratie, qu’il ne faut en aucune façon laisser dériver devant les initiatives connexes du pouvoir et des extrêmes. "Pour changer de politique, il faut se recentrer sur la demande profonde des Français, il faut changer la loi Bertino-Taubira en demandant un referendum" a rappelé Frigide Barjot. Xavier Bongibault a appelé ainsi à la cohésion nationale contre les tentatives de dispersion et Laurence Tcheng à la responsabilisation du mouvement citoyen.

Les trois fondateurs du Mouvement pour Tous, après avoir souhaité un joyeux anniversaire à ceux  qui avaient malheureusement décliné l’invitation, ont demandé aux participants de s’inscrire comme  témoins  de la Charte auprès de leurs  élus locaux pour faire signer la charte et ont donné rendez-vous mi-décembre  à tous les manifestants et les dirigeants des associations locales  pour un premier bilan de la tournée en région des relais et des dirigeants du Mouvement pour Tous.
(Frigide Barjot sera à Marseille le 27 novembre, à Nancy le 5 décembre, et d’autres dates sont en préparation avant le 15 décembre).

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LE MOUVEMENT POUR TOUS
Le "Mouvement pour Tous, nés d’un père et d’une mère", qui inclut L’Avenir pour Tous, est le rassemblement informel et originel des associations et des collectifs anti-"filiation-fiction" et anti-"procréation artificielle" (termes préférables à anti-"mariage gay", qui sème la confusion dans l’opinion publique et dans celle des manifestants), issu du 17 novembre 2012.
L’esprit du 17 novembre qui, dans le respect des personnes et de la liberté de conscience privée de chacun, anime aujourd’hui L’AVenir pour Tous, présidera à la gouvernance collégiale du Mouvement pour Tous.

LA CHARTE DE REFORME DE LA LOI BERTINO-TAUBIRA
Conçue dès le 5 avril 2013 à la suite du vote au Sénat, présentée à la presse le 29 mai 2013, jour des premiers mariages gays, et aux députés le 6 novembre dernier, visée par une juriste spécialiste du droit de la Famille, elle opère la réforme de la loi Taubira par la constitutionnalisation du mariage et de la filiation, la novation de la loi Taubira en Alliance Civile en respectant la liberté de conscience des maires, et propose en première nécéssité, l’abrogation des art.6-1 et la réécriture de l’art 143 du code civil.
Cette simple "réécriture" législative devra donc être garantie par la constitutionnalistaion du mariage et de la filiation.

L’ACTON MILITANTE
Les manifestants et tous les citoyens concernés sont invités à aller dans leurs communes respectives et proposer de faire signer et inscrire cette Charte dans les programmes des candidats. Ils feront ainsi émerger la nouvelle et réelle alternance de notre pays : celle qui changera la politique de François en Hollande en commençant par restaurer les fondements homme et femme de notre société.

UNE MOBILISATION REPUBLICAINE ET PACIFIQUE
Cela ne pourra se faire qu’en changeant de méthodes de contestation, notamment par la demande d’un referendum, et en multipliant les signes d’apaisement pour contrer les différentes dérives racistes et homophobes, savamment utilisées par les medias et le gouvernement, qui discréditent tout le mouvement. La première est de renouer avec le dialogue pour obtenir une réconciliation nationale – comme celle interne, impérieuse pour notre mouvement. C’est dans cet esprit qu’il faut entendre et participer à ce "Mouvement pour Tous-nés d’un homme et d’une femme", qui ne lâchera rien-ni-personne sur le chemin du changement vers une civilisation juste pour tous.


HALTE AUX DERIVES RACISTES DE TOUS BORDS !

Je ne laisserai pas voler notre Mouvement des Consciences !

"A nouveau mise en cause par le chroniqueur moralisateur François Morel ce vendredi 1er novembre à propos des insultes racistes avérées prononcées contre Christiane Taubira par une enfant lors d’une manifestation à Angers, je décline toute responsabilité dans ces dérives inadmissibles, condamne fermement ces propos irresponsables et appuie mes dires pour éviter toute récidive en présentant moi-même mes excuses de dirigeante engagée dans un combat public à l’égard d’une personne attaquée sur sa couleur de peau.

J’invite tous les autres responsables et les parents des enfants légitimement manifestants contre la loi Taubira, par solidarité éducative et conscience morale, à en faire de même. Je le dis avec d’autant plus de force que Christiane Taubira est la Ministre de la Justice qui vient de laisser condamner, sans faute grave ni urgence avérées, ma famille à l’expulsion de notre logement.

Comme je ne cesse de le répéter depuis le 17 novembre 2012, la plus grande rigueur dans les propos et les comportements et la plus grande bienveillance à l’égard des personnes en réponse à la violence de cette loi qui dissout la sexuation et la filiation humaines doivent être les règles non-négociables d’engagement de tous les citoyens déterminés à combattre pour les principes essentiels et démocratiques de vérité dans la liberté, d’altérité dans l’égalité et de justice dans la fraternité de notre société. Je ne laisserai jamais le discrédit, subtilement relayé, abîmer la réalité de notre Mouvement des Consciences."


Pour en finir avec les mensonges publics.

MISE AU POINT POUR ARRÊTER LA MISE A NU.

Pour continuer à mener avec vous notre combat pour l’humanité durable, équitable mais non consommable, il est désormais urgent de stopper les attaques qui salissent à nouveau notre réputation, notre famille, mon mari et nos deux enfants mineurs. Et donc de donner une lecture objective de la décision de justice qui nous condamne de façon politique en ce mercredi noir du 30 octobre 2013.

Suite au jugement du Tribunal d’Instance qui résilie de façon incompréhensible et injuste nos deux baux et nous enjoint de quitter les lieux dans 4 mois, soit le 29 février prochain, je publie ici le JUGEMENT DU 30-10-2013 et là les Conclusions de notre avocat. Et je précise que je loue un 3 pièces de 80 m2 avec balcon au 4ème étage (n°22) qui n’a jamais domicilié Jalons. Basile, mon mari, loue le 5ème étage de 90m2 (n°23) de 3 pièces également. Les deux sont certes reliés par un escalier, mais nous sommes chacun locataire d’un appartement.

Pour résumer, nous avons été assignés le 10 juin dernier en résiliation de bail et expulsion immédiate par le Régie Immobilière de la Ville de Paris, notre bailleur, dont le président, Pierre Aidenbaum, n’est autre que le maire PS du III ème arrondissement, qui a célébré le premier mariage gay parisien, et qui remplace Mme Dominique Bertinotti, aujourd’hui ministre de la Famille et fervente actrice de la destructuration du Mariage HF et de la Filiation PME. C’est elle qui a désormais en charge la fameuse loi Famille, et sa PMA en gestation cachée. C’est par ailleurs Bertrand Delanoë en personne qui a annoncé cette procédure d’expulsion le 19 juin dans la presse, inquiet sans doute que nous ne l’annoncions pas nous-mêmes. C’est encore sa première adjointe et candidate à la Mairie de Paris qui déclarait, en juin dernier, à Benoît Duquesne, me désignant à la vindicte populaire : "Elle a transformé son logement en bureaux (…) ça fait 20 ans de trop !"

Il ressort du jugement de première instance que le président, pour des raisons que le droit et la raison ignorent, n’a retenu que les arguments de la RIVP et applique un droit des preuves à géométrie variable, prétextant en ce qui nous concerne que "nul ne peut se faire de preuves à soi-même". Sont ainsi écartés notre constat d’huissier sur la destination domestique de notre appartement – qui ne contient pas la moindre trace de bureau paysager, de comptoir d’accueil de clientèle ou de salle de conférence –, de même que les actes notariés justifiant que nous louons bien à Jalons des caves de stockage m’appartenant, et ce dans deux immeubles n’ayant rien à voir avec la RIVP.

En revanche, le constat d’huissier établi par la même RIVP dès le 28 janvier 2013* pour justifier que Jalons vendait par internet et par la poste des Tshirts (pas plus d’une dizaine à tout casser) en 2003 et 2004, ce constat-là, lui, n’est bizarrement en rien une "preuve faite à soi-même" et a été pleinement accueilli par le juge.

Quant à l’ autorisation de domicilier Jalons chez nous,Autorisation de domiciliationle juge décide qu’elle aurait pris fin avec le bail en 2000, "l’accessoire suivant le principal"; mais comme ce bail a été immédiatement reconduit par un nouveau bail d’échange, je ne vois pas pourquoi le même "accessoire" (l’autorisation de domiciliation de Jalons) n’aurait pas suivi le même "principal" (notre logement d’habitation dans le même immeuble), ou en tout cas pourquoi la RIVP, plus professionnelle que nous dans ce domaine, ne nous a pas informés du contraire. De plus, comme aucun signe de changement n’est apparu sur nos boîtes aux lettres, notre interphone et notre sonnette, qui ont tous définitivement conservé la mention "Jalons", il nous était difficile de nous douter d’une quelconque démarche à effectuer. A aucun moment, de la signature du bail en 2000 à la réfection du local de boîtes au lettres en mai 2013, notre bailleur, ni son gardien, ne nous ont avertis de cette obligation de renouveler l’autorisation de domiciliation de notre société Jalons. Notre bonne foi est entière et dès lors, le juge a beau dire que nous avons "effectué des actes de commerce" tout en reconnaissant que Basile est journaliste, cela n’a en rien changé à la destination bourgeoise de nos deux appartements.

Alors pourquoi décider si brutalement de mettre une famille et ses enfants mineurs, nés il y a 12 et 15 ans dans ces mêmes appartements, dans l’obligation de déménager 30 ans de vie commune , alors que le grief s’apparente au mieux à une négligence de notre part, sans parler de celle du bailleur institutionnel?  Je rappelle que, durant 30 ans et jusqu’à ce jour, nous avons toujours payé notre loyer en temps et en heure, et pour un montant "libre" de 3600 euros charges comprises, parfaitement justifié par celui de nos revenus. J’ajoute que nous devons quitter les lieux, sans avoir eu vent de la moindre sommation préalable durant cette période, et sans même que l’appel du jugement soit assorti d’un sursis à l’exécution, le temps que le juge d’appel confirme ou infirme le jugement. Comment pourra-t-on, dans au minimum deux ans, réintégrer les lieux si la cour, elle, nous réintègre dans nos droits ?

Après l’enceinte juridique, il reste encore le procès médiatique : on veut nous faire passer dans la presse pour des profiteurs du système, sous prétexte que j’ai hérité en 1995 (mort de mon père) et 2009 (morte de ma mère) de biens immobiliers. Ici aussi, les choses doivent être dites honnêtement, mesdames et messieurs les journalistes. Selon le Parisien, je possède "deux maisons et deux appartements". Certes, mais dit comme cela, c’est tordre la réalité pour mieux m’accabler. Oui, je suis propriétaire d’un studio avec balcon de 18 m2 rue de Lourmel, loué depuis 2001. Et d’un 3 pièces en travaux rue Lafayette, qui est destiné, quand il sera en état, à une location ou à une  vente ultérieure. Enfin pour les maisons, l’une de 90 m2, située à Port-Grimaud dans le Var, est en indivision, et l’autre de 70m2 à Trouville, est inoccupée pour cause de dégâts structurels d’humidité, doublés de copropriété compliquée.

Alors pourquoi cet acharnement juridico-médiatique, bien peu compensé par un quelconque soutien public – mis à part  deux courageux papiers dans Causeur et Boulevard Voltaire ?

Je n’y vois qu’une seule raison :  quand des élus de la majorité présidentielle tentent de faire exploser une famille en l’expulsant de son foyer, cela est hautement symbolique de la volonté du pouvoir actuel d’exploser  l’altérité H/F, la filiation PME et la société tout entière.

Cela permet, par des déclarations injustes et mensongères, de tasser les peureux et d’exacerber les haineux contre les minorités, les rebelles, et ceux qui parlent pour ceux qui n’ont plus la parole, les citoyen "non-conformes" au régime en place.

Cette décision est purement politique. Il lui faut une réponse politique. Les élections municipales seront donc l’occasion d’y répondre légitimement, pour peu que les candidats en mesure de l’emporter s’engagent réellement à représenter les aspirations de cet hiver et à répondre à une demande politique majeure sur la restauration de l’Homme au cœur de la poléthqiue. Cette demande est consubstantielle au changement de majorité : elle a été émise puissamment et à 3 reprises par un million de personnes dans la rue, au moins trente millions dans l’opinion, en janvier, mars et mai 2013. Et sans doute certaines surgiront à nouveau demain en bonnet rouge à Quimper…

La ci-devant expulsée redevient un an plus tard, par son infortune juridico-médiatique, la porte-parole la plus exposée, donc écoutée.

Tous à Paris, au rassemblement pour l’Unité du Mouvement pour Tous
contre l’explosion de la Famille PME, ce dimanche 17 novembre de 10h à 17h.

*soit  trois jours après l’entrevue que j’ai menée avec Laurence Tcheng et Jean-Pier Delaume-Myard chez le président de la République, où je lui confirmai notre détermination à aller jusqu’au bout pour empêcher l la loi Taubira et son développement concret sur la filiation, la loi Famille.


"9 mois ça suffit pas : la loi on la lâchera pas" – Soirée de lancement de l’Avenir pour tous

Fin des manifs, snif… Début des campagnes citoyennes,
trop de veine !

Les Z’Amis de Frigide Barjot,
&
L’Avenir pour Tous,

Frigide Barjot et le Collectif Pour l’Humanité Durable,
Xavier Bongibault et Plus Gay Sans Mariage,
Laurence Tcheng et La Gauche pour le Mariage Républicain,
Clément Borioli et le Collectif Homovox,
Thierry Vidor et Familles de France

vous invitent à la soirée

« 9 mois, ça suffit pas,
la loi, on la lâchera pas ! »

le mercredi 26 juin 2013 à partir de 21h00

O’MANTRA
7, rue Grégoire de Tours 75006 Paris

PROGRAMME
Apéro : Fraternisation après 9 mois passés ensemble
Exposés : L’Avenir pour Tous et la réforme de la loi Taubira ;
Débats : Echanges de points de vue et de cavalièr(e) s
Repas : Partages de verres et d’assiettes (selon revenus)
autour des valeurs qui nous rassemblent
After : Réconciliations sur danses modernes, electroswing, slows amoureux,
et plus si entente !

DJ guest : Antoine Guettard,
Animations : Alex Zen et ses Veilleuses
Gros son : Geoffroy Lagaf

Entrée : 11 euros / Entrée et dîner : 40 euros
Réservation obligatoire en ligne sur http://www.lavenirpourtous2014.com/27juin/


RMC – Jean-Jacques Bourdin – lundi 27 mai 2013


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